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Une otarie de Steller sur un rocher à l'état sauvage
   
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Une quête malodorante

Il y a toutes sortes d’emplois de nos jours: certains sont traditionnels, d’autres, plutôt inusités, mais l’emploi qu’occupent Andrea Coombs et Marina Winterbottom est, comment dire, “excrémement” bizarre!

 
     
 

Déchet pour l’un, trésor pour l’autre
Les scientifiques ont besoin de savoir ce que les otaries de Steller mangent dans la nature. Puisqu’il est difficile d’être présent lorsqu’une otarie chasse et mange son poisson, il faut donc attendre que le repas ressorte à l’autre bout.

Ramasser après le repas
Durant l’été, Andrea et une équipe de 4 ou 5 autres chercheurs se dirigent vers la côte de la Colombie-Britannique et de l’Alaska pour y trouver les petits îlots rocheux où se reposent les otaries de Steller. L’équipe travaille plus de 14 heures par jour… à ramasser des fèces de lions de mer.

Ce n’est pas un emploi très prestigieux; ils doivent trouver un îlot avec des otaries, s’en approcher furtivement pendant que les otaries sont parties chasser, et ramasser ce qu’ils peuvent. Chaque membre de l’équipe est muni d’une paire de gants, d’une cuillère, et de plusieurs sacs de plastique. Ces détectives marins n’ont pas peur de se salir les mains pour percer leur mystère!

 

Apprends comment les scientifiques peuvent savoir ce que mangent les otaries de Steller en se basant sur ce qu'elles laissent derrière. C'est un peu comme chercher de l'or!

  Image vidéo d'os et de lentilles des yeux de poissons dans un plat Petri. Cliquez pour voir la vidéo


Nettoyer les restes
Une fois les fèces récoltées, elles sont envoyées à l’Aquarium de Vancouver. Là, Marina sépare les os de poissons du reste de la matière organique malodorante, en utilisant un boyau d’arrosage et une pompe à eau spéciale. Elle filtre ensuite les os à l’aide d’un filtre à café et d’un couteau en plastic.

Puisque nettoyer ces fèces pue terriblement, Marina les arrose de détergent parfumé au citron. Dans le futur, au lieu de le faire à la main, elle pourra utiliser une machine à laver pour faire cette séparation.

Les os nettoyés sont ensuite identifiés pour déterminer de quels poissons ils proviennent et combien l’otarie en a mangé.

Tout ça pour une bonne cause
Récolter les fèces permet aux scientifiques de découvrir ce que mangent les otaries de Steller, sans nuire à celles-ci. Dans le passé, les chercheurs devaient étudier le contenu de l’estomac des otaries, ce qui impliquait tuer les animaux. Le travail que font Andrea et Marina est peut-être salissant et malodorant, mais il fournit des indices importants pour résoudre la mystérieuse disparition des lions de mer.

 
     
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